CHRONIQUE D'UNE VIE ÉPICÉE-Chapitre 3

Chapitre 3 : Les retrouvailles (partie 1)



Je venais de rencontrer ce beau jeune homme dont le visage m’était familier, mais je n’avais aucune idée de l’endroit où je l’avais vu auparavant...
Homme : Oui bien sûr le destin Chris. Depuis plus de 5 ans aucune nouvelle de toi. Je suis heureux, tu ne peux l’imaginer. Tu ne vois pas encore? On se connait depuis Abidjan, qui aurait cru qu’on se reverrait ici? 
Moi : Tu es vraiment physionomiste, moi je ne me rappelle pas de toi. 
Homme : Ça ne m’étonne pas, tu n’as jamais eu le temps pour moi.
Mais franchement où avais-je la tête pour ne pas avoir du temps pour ce bel homme…
Moi : Ahh bon, il devait bien avoir une raison 
Homme : je ne sais pas, j’ai toujours voulu être plus proche de toi, mais tu ne me laissais aucune chance. Un rendez-vous, une visite, rien, tu déclinais tout, tu me fuyais presque. Tu étais en classe d’examen, en terminal si j’ai bonne mémoire. Faut dire qu’à cette époque tu n’avais pas la tête à tout ça!
Oui je me reconnaissais, j’ai toujours aimé les études et je ne voulais aucunement me laisser distraire, surtout pas par les hommes
Moi : (Sourire)…bon c’est peut-être ça...
J’essayais d’être moins bavarde et très évasive sur mes réponses.
Finalement je me rappelle qu’il ne m’avait pas donné son prénom...
Moi : mais je ne connais pas ton prénom 
Homme : (Sourire) je le savais
Moi : Si je ne me rappelle pas de toi, il est évident que je ne pourrai me rappeler de ton nom.  
(rire...) 
Homme : tu n’as pas changé, toujours aussi franche avec cette note d’humour. C’est ce que j’ai toujours aimé chez toi
Hum je lui plais toujours c’est bon signe ça…
Homme : c’est Steve mon prénom 
Moi : en plus, un si joli prénom comment ai-je pu l’oublier?
Steve : (Sourire) ça prouve ton indifférence à mon égard
Moi : non ne dis pas cela. On était encore très jeunes à cette époque, et tu sais nos mères nous disaient quand un homme t’approche fuit, ne cherche pas à savoir la raison, fuit…
Steve : (rire) Chris tu es terrible.
Je réussissais à lui arracher à chaque fois ce beau sourire qui m’avait tétanisé devant cet arrêt de bus, au point d’oublier que je devais me rendre au travail…
Finalement j’aperçois le bus.
Steve : Chris je pense que c’est le bus que tu attendais 
Moi : En murmurant « si je le vois bien…» non Steve ne t’inquiète pas, je prendrai le prochain, on rattrapera pendant quelques minutes ces années passées.
Steve : tu as raison, mais je souhaiterai te conduire à ton lieu de travail, si cela ne te pose aucun  problème
 Moi : Ben non, ça sera avec plaisir…

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